Rue partagée, ville apaisée

En juin 2019, un premier secteur de ville passait en zone 30. Parallèlement, des équipements favorisant l’usage du cycle se mettaient en place sur notre territoire. En 2021, la ville apaisée gagne encore du terrain !

 

Le premier secteur à avoir promu le partage de la rue est situé au nord de la ville. Dans cet espace, alors que les grands axes ont conservé leur limitation à 50km/h, les rues « intérieures » ont vu leur vitesse limitée à 30 km/h. « Les avenues ont la configuration nécessaire pour être aménagées pour chaque mode de déplacement : la route aux voitures, les pistes cyclables aux vélos et les trottoirs aux piétons » explique Eve Cognetta, adjointe en charge
de l’environnement et des mobilités. « Cependant, toutes les rues de Sotteville ne sont pas assez larges. Et c’est une très bonne nouvelle ! » se félicite l’adjointe « Car l’idée est bien d’apaiser la ville et de partager la rue » d’où les zones 30.

AU ROYAUME DE LA PETITE REINE
Condition indispensable à un partage serein, l’apaisement de la circulation s’est accompagné de la mise en place d’une signalétique et d’équipements adéquats. « Nous avons repris tous les doubles sens cyclables pour ne conserver que ceux dont la typologie des rues respecte la sécurité » indique Elise Ridel, conseillère municipale déléguée aux
mobilités et à la ville apaisée. En partenariat avec la Métropole Rouen Normandie, une signalétique spécifique continue à se déployer : sas vélo, panneaux « tourne à droite », également appelés M12b permettant de transformer l’obligation de s’arrêter à un feu rouge en cédez le passage cycliste. « Cette signalétique est allée de pair avec le développement d’équipement en faveur du cycle. » Une cinquantaine d’arceaux a ainsi été posée aux abords des établissements publics, des espaces de stationnement ont été matérialisés et l’Hôtel de ville s’est équipé d’une petite station de maintenance. Pour les plus gros travaux, la Ville héberge également un des deux ateliers métropolitains d’autoréparation de vélo de Guidoline. Dans cet atelier ouvert 3 après-midi par semaine, les adhérents peuvent trouver tout le matériel et les conseils pour apprendre à réparer leur vélo.

Essentiels aux bonnes conditions d’usage, ces équipements sont complémentaires d’une politique qui vise à développer la sensibilisation et la pédagogie. « Sur proposition du Conseil de l’éducation, nous avons équipé les écoles en arceaux et gilets haute visibilité pour permettre les projets autour du vélo. L’atelier Guidoline et les animations qu’il organise, en lien avec l’association Sabine, sont autant d’actions pour un même objectif : que le vélo devienne le bon réflexe transport ! »