Expérimentation de l’extinction de l’éclairage public à Sotteville-lès-Rouen

Une mesure en lien avec la Métropole, en charge de la compétence de l’éclairage public, et déjà appliquée dans 58 des 71 communes de la Métropole.

L’objectif : une économie en énergie, la préservation de la biodiversité et la lutte contre la pollution lumineuse.

Pollution lumineuse et bien-être

Si la lutte contre la pollution lumineuse et les économies d’énergie arrivent en tête des bonnes raisons d’éteindre l’éclairage public dans les quartiers d’habitat on connaît moins l’impact négatif de l’absence de véritable nuit sur la biodiversité et sur la qualité du sommeil. Et pourtant ! L’obscurité est un signe nécessaire pour fabriquer la mélatonine, l’hormone du sommeil » a indiqué Eve Cognetta, adjointe en charge de l’environnement lors des rencontres organisées avec les riverains. Et d’ajouter : « La pénombre peut augmenter le sentiment d’insécurité mais en réalité 80 % des cambriolages ont lieu en plein jour. Et comme les cambrioleurs et autres délinquants ne sont pas nyctalopes comme les chats, ils ont besoin de voir un minimum pour commettre leurs méfaits. Dans un environnement sombre, la simple lampe de poche les propulse en pleine lumière, c’est beaucoup moins discret ! ».

Quid de la sécurité

En matière de sécurité routière, l’extinction de l’éclairage est également un avantage. « Quand on circule dans un endroit moins lumineux, on a le réflexe de lever le pied » confirme l’adjointe. Et pour les piétons et les automobilistes qui se déplacent dans la tranche 1h-5h, il est utile de rappeler que les grands axes conservent leur lumière. Un bilan de cette expérimentation sera réalisé dans quelques mois grâce à une nouvelle rencontre avec les riverains concernés. « Si ce bilan est positif, nous étendrons la pratique à l’ensemble de la ville en dehors des grands axes. »