« Il faut oser »

Dans la famille Ayachi, les 4 enfants sont adeptes de la lutte. Et si vous pensez que ce sport de combat est réservé aux garçons, Chadia, Charhazed, Chririne et Chaineze vous prouvent le contraire ! « Nos 4 filles ont intégré la section lutte du Stade Sottevillais Cheminot Club, où la convivialité et la mixité sont bien présentes. Mon mari et moi-même sommes beaucoup sollicités. Cela demande une bonne organisation mais les voir s’épanouir et progresser est notre plus belle récompense », confie Stéphanie, une maman très investie.

À 15 ans, Charhazed est une jeune fille épanouie et déterminée. « J’ai commencé à 4 ans et je n’imagine pas vivre sans la lutte. Je construis tout par rapport au sport. Ce n’est pas une contrainte mais un choix naturel pour trouver mon équilibre. J’ai 3 entraînements par semaine et les compétitions le week-end. Je viens de passer chez les cadettes et je suis en train de prendre mes marques dans cette catégorie où il y a de la concurrence. Quand je ne combats pas, j’arbitre, veillant à être attentive et impartiale. Cela me permet de toujours garder un pied sur le tapis de lutte et l’observation des autres me donne aussi à apprendre ».

Charhazed n’aime pas les clichés et les combat. « Quand on sait que je fais de la lutte, on pense que je suis un garçon manqué. Quand je parle de mon projet professionnel, on me dit que c’est aussi un métier plutôt masculin. J’aimerais devenir agent d'insertion et de probation, afin de donner une seconde chance à des personnes condamnées par la justice. Fille ou garçon, il faut oser faire ce que l’on a envie, sans avoir peur du regard ou du commentaire de l’autre ».