Le budget municipal

Présenté en séance plénière du conseil municipal le 28 mars dernier, le budget 2018 s’établit à 49 millions d’euros dont 37 millions consacrés au fonctionnement et 12 millions à l’investissement. Maîtrise des dépenses de fonctionnement, poursuite du désendettement et recherches de synergies dans le cadre de projets concertés sont les clés de l’exercice 2018 qui permet à la collectivité de poursuivre son projet de ville ambitieux, sans augmenter la pression fiscale sur les Sottevillais.

Luce Pane, Maire et Alexis Ragache, 1er adjoint, présentent le budget 2018

Dans quel contexte ce budget 2018 a-t-il été élaboré ?

 

Luce Pane : Le budget 2018 a été élaboré dans un contexte national que l’on peut qualifier de sévère pour les collectivités territoriales. Après qu’elles aient, à juste titre, participé au redressement des finances publiques, elles se voient aujourd’hui privées des bénéfices de la reprise de la croissance,  avec peu de visibilité sur les crédits dont elles pourront disposer à l’avenir. Ainsi, la fin pure et simple de la taxe d’habitation ressemble fort à une manœuvre de « recentralisation » par la suppression de la capacité donnée aux collectivités de lever l’impôt. Et que dire de mesures telles que la suppression de l’ISF ou encore l’augmentation de la CSG (contribution sociale généralisée) pour les contribuables les plus modestes ? Elles sont injustes et nous les désapprouvons. Malgré tout, nous avons construit un budget solide, économe, équilibré qui fait la part belle aux solidarités, à l’animation de la ville et à la mise en œuvre de projets structurants, sans augmentation de la fiscalité locale.

 

Alexis Ragache : C’est notamment au titre des solidarités et au regard du désengagement de l’Etat que notre budget intègre des actions qui ne relèvent pas des compétences obligatoires d’une collectivité. Je pense à l’emploi. Le Gouvernement a fait le choix de mettre fin aux contrats d’insertion. Nous qui savons les apports que ces dispositifs pouvaient avoir, nous opposons à l’excuse de l’inefficacité, un taux de 70% de nos collègues recrutés en contrat d’insertion qui ont par la suite retrouvé un emploi pérenne. Il nous est impossible de laisser nos concitoyens pâtir de cette décision, c’est pourquoi nous réaffirmons dans ce budget 2018 l’organisation de deux temps forts destinés à accompagner les Sottevillais vers l’emploi.

 

Luce Pane : Il ne faut pas oublier que les collectivités, et plus particulièrement l’échelon local que représente la ville est le lieu où se jouent le cadre de vie, le quotidien, la solidarité. Fustiger la qualité des services publics locaux, c’est remettre en cause ce qui nous rassemble et les valeurs collectives que nous défendons. Nous ne créons pas de nouveaux équipements pour l’esthétisme, nous ne juxtaposons pas les services pour faire du chiffre. Notre projet de ville nous le développons avec nos concitoyens pour qu’il réponde à un besoin collectif. C’est le véritable vivre-ensemble.

 

 

 

Dans un tel contexte, comment garantir la qualité des services publics de proximité ?

 

Alexis Ragache : Par une évaluation constante de nos politiques publiques, par une gestion sérieuse, et grâce à l’implication des services de la Ville ; par une volonté de développer la mutualisation et en étant innovant. Malgré les contraintes, sans augmenter les impôts, nous réussissons à dégager les marges nécessaires pour rattraper le retard qui avait été pris dans certains domaines, répondre aux défis du présent et continuer à anticiper l’avenir.

 

Luce Pane : Ainsi, depuis 2014, nous avons consacré une partie de notre budget à reprendre des équipements nécessitant des aménagements importants. Je pense notamment aux travaux en faveur de l’accessibilité ou encore au plan pluriannuel d’investissement sur les bâtiments scolaires. Nous avons également mis en place de nouvelles actions : création des maisons citoyennes, développement d’un Eté au stade, du projet vacances seniors, du temps fort Brocant’Art, etc. Et nous continuons à regarder plus loin en développant une politique foncière maîtrisée.

 

 

 

Quelles priorités ce budget 2018 affirme-t-il ?

 

Luce Pane : L’éducation reste bien sûr au cœur de nos priorités. Les enfants représentent notre avenir collectif. Notre société a la responsabilité de les aider à devenir des adultes épanouis. Dans une ville comme Sotteville, une ville populaire qui puise sa richesse dans la mixité sociale, notre politique éducative de qualité montre des résultats plus qu’encourageants mais il ne faut rien lâcher, notamment pour les plus jeunes qui sont en difficulté et qui doivent continuer à bénéficier de dispositifs de soutien individualisé.

 

Alexis Ragache : Cette fabrique d’intelligence individuelle et collective qui nous permet de construire notre avenir commun est en effet une priorité qui se construit avec le concours de l’ensemble de la communauté éducative. Nous bénéficions aujourd’hui d’un cadre commun qui permet d’engager de profondes réflexions, dans un climat apaisé. C’est sur le même modèle que nous allons travailler à une requalification de l’espace Marcel Lods. Pour susciter l’implication citoyenne, il faut d’abord une compréhension partagée des enjeux. Cette approche pédagogique autour du sens de l’intérêt général doit permettre de dépasser des intérêts particuliers souvent légitimes pour aboutir à un consensus collectif. C’est en croisant les attentes, les impératifs budgétaires, les réglementations que nous pourrons aboutir à un projet partagé, qui place l’habitant, le citoyen au cœur du dispositif. Cette démarche a déjà fait ses preuves et pas seulement chez nous. On la retrouve notamment dans le travail réalisé par la Métropole autour de la COP 21 locale Rouen Normandie dans laquelle Sotteville s’inscrit pleinement.

 

Luce Pane : Face à des ressources qui s’épuisent et à une terre qui se réchauffe trop vite, nous devons agir personnellement et collectivement pour réduire nos déchets, développer des techniques et des mobilités douces tout en continuant à progresser dans des domaines tels que la santé publique. Cette impérieuse nécessité que nous dicte notre environnement est finalement assez proche des choix que nous faisons pour notre projet de ville. Une fois que l’on a assuré les fondamentaux que sont l’accès à la nourriture ou au logement, nous partons à la recherche de ce supplément d’âme : s’investir dans un groupe, une association, participer à un match de foot, partager des émotions face à un tableau, à l’écoute d’une chanson… Nos vies tournent autour de l’humain. A chaque fois et dans tous les domaines, cette priorité nous guide vers les bons choix.

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